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Système respiratoire : anatomie des voies aériennes et des poumons

Le système respiratoire comprend les voies aériennes supérieures et inférieures ainsi que les poumons. Il assure l'apport d'oxygène aux tissus et l'élimination du dioxyde de carbone par les échanges gazeux alvéolaires.

Schéma de l'appareil respiratoire humain avec poumons, trachée et coeur

Le système respiratoire assure les échanges gazeux entre l'organisme et l'environnement. Il capte l'oxygène de l'air inspiré et rejette le dioxyde de carbone produit par le métabolisme cellulaire. Il participe également à la régulation du pH sanguin, à la phonation et à la défense contre les agents pathogènes inhalés.

Voies aériennes supérieures

Fosses nasales

Les fosses nasales sont les cavités situées au-dessus de la cavité buccale, séparées par le septum nasal. Leur muqueuse richement vascularisée réchauffe et humidifie l'air inspiré. Les cornets nasaux (supérieur, moyen, inférieur) augmentent la surface de contact et filtrent les particules. Les sinus paranasaux (frontaux, maxillaires, ethmoïdaux, sphénoïdaux) communiquent avec les fosses nasales via de petits ostia.

Pharynx

Le pharynx est le carrefour des voies digestives et respiratoires. Sa portion nasale (nasopharynx) reçoit l'air des fosses nasales. Sa portion orale (oropharynx) et laryngée (laryngopharynx) participent à la déglutition et à la phonation.

Larynx

Le larynx est l'organe de la phonation et le gardien des voies aériennes lors de la déglutition. Il est constitué de neuf cartilages : thyroïde (le plus grand), cricoïde (anneau complet), épiglotte et trois paires (aryténoïdes, corniculés, cunéiformes).

Les cordes vocales (plis vocaux) tendent entre le cartilage thyroïde et les aryténoïdes. Leur vibration produit les sons. L'épiglotte bascule lors de la déglutition pour protéger les voies aériennes inférieures.

Voies aériennes inférieures

Trachée

La trachée est un conduit fibro-cartilagineux d'environ 12 cm de long et 2 cm de diamètre. Elle descend du larynx jusqu'à la carène (niveau T4-T5), où elle se divise en deux bronches souches. Sa paroi est renforcée par 16 à 20 anneaux cartilagineux en C, complétés en arrière par le muscle trachéal.

Arbre bronchique

L'arbre bronchique se divise à partir de la carène selon un schéma dichotomique progressif :

  • Bronches souches : droite (plus courte, plus verticale) et gauche
  • Bronches lobaires : 3 à droite, 2 à gauche
  • Bronches segmentaires : 10 à droite, 8 à 10 à gauche (correspondant aux segments broncho-pulmonaires)
  • Bronchioles : tubes sans cartilage, moins de 1 mm de diamètre
  • Bronchioles terminales : dernière génération de la zone de conduction
  • Bronchioles respiratoires : premières structures à participer aux échanges gazeux
  • Canaux et sacs alvéolaires : débouchent sur les alvéoles

Les bronches sont maintenues ouvertes par des anneaux cartilagineux incomplets. À partir des bronchioles, c'est le tonus des muscles lisses qui règle le calibre des voies aériennes.

Poumons

Morphologie

Les deux poumons occupent la plus grande partie de la cavité thoracique. Ils sont enveloppés par la plèvre et séparés par le médiastin.

Le poumon droit est plus volumineux. Il comprend trois lobes (supérieur, moyen, inférieur) séparés par les scissures horizontale et oblique.

Le poumon gauche comprend deux lobes (supérieur et inférieur) séparés par la scissure oblique. Sa face médiale présente une concavité (incisure cardiaque) accueillant le bord gauche du cœur. La lingula est une languette du lobe supérieur gauche, équivalent fonctionnel du lobe moyen droit.

Segment broncho-pulmonaire

Le segment broncho-pulmonaire est l'unité anatomique et fonctionnelle du poumon. Chaque segment est ventilé par une bronche segmentaire et vascularisé par une artère segmentaire. Cette organisation permet les résections chirurgicales ciblées.

Alvéoles pulmonaires

Les alvéoles sont les unités élémentaires des échanges gazeux. Un poumon adulte en contient environ 300 millions, représentant une surface d'échange totale de 70 à 100 m². Leur paroi est formée de deux types cellulaires :

  • Pneumocytes de type I : cellules plates assurant les échanges gazeux par diffusion
  • Pneumocytes de type II : cellules cubiques sécrétant le surfactant, assurant la réparation alvéolaire

Vascularisation pulmonaire

Le poumon reçoit deux circulations distinctes.

La circulation fonctionnelle (petite circulation) achemine le sang veineux du ventricule droit vers les alvéoles via les artères pulmonaires, et ramène le sang oxygéné vers l'oreillette gauche via les veines pulmonaires. C'est ici que se produisent les échanges gazeux (hématose).

La circulation nourricière (artères bronchiques, branches de l'aorte thoracique) irrigue les parois des bronches et du tissu pulmonaire de soutien.

Mécanique ventilatoire

Inspiration

L'inspiration est un phénomène actif. La contraction du diaphragme l'aplatit et augmente le diamètre vertical du thorax. Les muscles intercostaux externes élèvent les côtes et augmentent les diamètres antéro-postérieur et transversal. Cette expansion thoracique crée une dépression intrapulmonaire qui aspire l'air.

Lors d'une inspiration forcée, les muscles scalènes, sterno-cléido-mastoïdien et pectoraux contribuent à élever la cage thoracique.

Expiration

Au repos, l'expiration est passive : le relâchement du diaphragme et l'élasticité du tissu pulmonaire ramènent le thorax à sa position de repos. L'expiration forcée fait intervenir les muscles abdominaux et les intercostaux internes.

Volumes et capacités pulmonaires

Les principaux volumes mesurables par spirométrie sont :

  • Volume courant (Vt) : 500 ml au repos
  • Volume de réserve inspiratoire (VRI) : 3 000 ml
  • Volume de réserve expiratoire (VRE) : 1 200 ml
  • Volume résiduel (VR) : 1 200 ml (ne peut pas être expiré)
  • Capacité vitale (CV) : Vt + VRI + VRE = 4 700 ml
  • Capacité pulmonaire totale (CPT) : CV + VR = 5 900 ml

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre ventilation et respiration ?
La ventilation désigne le mouvement mécanique de l'air entre l'environnement et les poumons (inspiration et expiration). La respiration au sens physiologique désigne l'ensemble des échanges gazeux entre l'organisme et son environnement, incluant la respiration cellulaire (utilisation de l'O2 par les mitochondries).
Qu'est-ce que la plèvre ?
La plèvre est une membrane séreuse à deux feuillets entourant chaque poumon. Le feuillet viscéral adhère au poumon, le feuillet pariétal tapisse la paroi thoracique. Entre eux se trouve la cavité pleurale, virtuelle à l'état normal, contenant un film de liquide pleural qui réduit les frottements et maintient les poumons expansés.
Qu'est-ce que le volume courant ?
Le volume courant est le volume d'air mobilisé lors d'un cycle respiratoire normal au repos : environ 500 ml chez l'adulte. La fréquence respiratoire au repos est de 12 à 16 cycles par minute, soit une ventilation minute d'environ 6 à 8 litres.
Quel est le rôle du surfactant pulmonaire ?
Le surfactant est un mélange de phospholipides et de protéines sécrété par les pneumocytes de type II. Il réduit la tension superficielle à la surface des alvéoles, empêchant leur collapsus en fin d'expiration. Son absence chez le prématuré est responsable du syndrome de détresse respiratoire néonatale.
Qu'est-ce que la zone de conduction des voies aériennes ?
La zone de conduction comprend les 16 premières générations de l'arbre bronchique (trachée, bronches souches, bronches lobaires, segmentaires, sous-segmentaires, bronchioles et bronchioles terminales). Elle conduit l'air sans participer aux échanges gazeux. Son volume total représente l'espace mort anatomique (environ 150 ml).